ze:Bench

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi, 5 octobre 2007

Le serment d'hypocrite

Les internes, chefs de cliniques et assistants médicaux sont en grève. J'ai pu le constaté en me rendant aujourd'hui place de la bastille, où vous pourrez croiser une foule de blouses blanches distribuant des tracts et tentant d'interpeler le citoyen responsable. La première question à se poser est pourquoi la grève et que veulent ils en échange de la reprise du travail.

La liste des raisons de la grève peut se lire ici

Essayons de comprendre tout cela. Le déclencheur de cette grève est semble-t-il le refus du gouvernement de discuter avec les jeunes médecins. (bon ça c'est pas gentil franchement) De discuter de quoi? Et bien de discuter des mesures annoncées dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Et là on sait déjà qu'on est pas sorti de l'auberge tant le problème du financement de la sécurité sociale est insoluble. Il s'agit pour les caisses d'assurance maladie, d'après ce que m'a dit le jeune interne que j'ai donc croisé dans les rues de Paris, de refuser le conventionnement des jeunes médecins s'installant dans des zones où il y a déjà assez de médecins (voire trop) Le premier argument du jeune interne (que nous appellerons Chase dans la suite de cet article) pour signifier que cette mesure lui semble inappropriée à été de me signaler que c'est en fait les malades qui paieront les frais médicaux si les médecins ne sont pas conventionnés. Je lui ai rétorqué que je payais déjà une forte somme tant les médecins parisiens n'hésitent pas à pratiquer des honoraires libres (et personnellement je suis très mal remboursé mais c'est une autre histoire). Chase me répond que dans ce cas je peux choisir mon médecin et ne voir que les médecins conventionnés. En effet je le peux. C'est d'ailleurs bien le problème si toute une génération de jeunes médecins se retrouvent déconventionnés à Paris, ils vont avoir moins de patients/clients et donc moins d'argent. A ce moment je commence à comprendre le vrai fondement de cette grève (ne nous leurrons pas, le nerf de la guerre a toujours été le même et sera toujours le même)

Alors il me vient une question idiote. Je demande à Chase qui paye pour ses études. Il me répond sans sourciller que c'est "l'état" (le tas). Je m'imagine que 15 années d'études médicales doivent couter assez cher, même si dans les dernières années l'internat permet de faire travailler un médecin presque diplomé à moindre cout. Je propose alors à mon jeune Chase de rendre en quelque sorte ce que la société (vous et moi sans oublier tout ceux qui vivent à la campagne payent leur cotisations et ne voient pas l'ombre d'un cabinet médical à l'horizon, c'est ce qu'il appelle l'état) lui a donné pendant 15 ans en s'installant à la campagne où on a besoin de lui pendant par exemple 5 ans. En échange de quoi il serait libéré de ses obligations et serait ensuite libre de s'installer où il le souhaite en étant conventionné. Cette pratique est assez courante dans divers domaine où la formation est offerte en échange d'un engagement. Contre cela Chase m'oppose un argument de choix, non lié au rentrées financières du métier médical: imaginons à 35 an un médecin qui termine ses études avec une famille et tout et tout, c'est moins facile de s'installer ailleurs. Immédiatement j'imagine l'ouvrier de 48 ans qui doit encore la moitié de sa maison et qui doit réfléchir à son avenir en hongrie ou en thailande s'il souhaite pouvoir continuer à exercer son métier suite à la délocalisation de l'usine qui l'employait, et soudain je pense que le pauvre médecin qui va être obliger de soigner des ouvriers au chômage usés par le travail d'usine va avoir une vie bien morne comparée à celle du médecin qui va devoir soigner les ulcères et autre manifestations de stress des cols blancs des grandes villes, non je rigole, en fait la médicine c'est la médicine, non? Il me semble qu'un médecin prête serment qui dit en substance : "Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire." source [wikipedia] Il se trouve que les gens vivant dans les zones sous dense demandent des soins.

Quand on y pense un médecin a en général un bon train de vie (et à Paris où je peux le constater ça devient assez exagéré même) ce train de vie il le doit à son travail qu'il peut exercer grâce à sa longue et difficile formation elle même en fait financée par le mêmes patients qui vont assurer son train de vie ultérieur. Je suis tout à fait pour la liberté d'installation des médecins, je dis juste qu'a un moment il faut peut-être voir si on a pas un peu trop tiré sur la corde.

Alternativement à l'engagement de 5 ans un jeune médecin souhaitant quand même s'installer dans une zone sur-dense comme ils disent au gouvernement tout en restant conventionné le jeune Chase pourrait reverser une partie de ses revenus jusqu'à remboursement de sa dette. L'argent ainsi récolté pourrait servir à équiper les zones sous-dense en transports médicaux, incitations financières à l'installation des jeunes médecins dans ces zones etc...

La valeur de la dette concernant les années d'études d'un médecin n'est pas nécessairement facile à évaluer, de même que le service qu'il rend à la société en prolongeant ou sauvant des vies est inestimable (ça vaut aussi pour les erreurs médicales mais bon)

Il y a d'autre idées, comme la diminution du tarif des consultations dans les zones sur-dense (d'un ou deux euros par exemple) et en contre partie l'augmentation de ces même tarifs dans les zones sous-denses, mais je crois que cela se fait déjà, et cela est évidemment sans effet sur les médecins pratiquants des honoraires libres.

Dans notre prochain épisode on pourrait aussi parler du numerus clausus.

Pour conclure je dirait qu'il ne faudrait peut être pas oublier qu'exercer la médecine ne consiste pas seulement à faire des factures (feuilles de soin pardon) dans un cabinet cossu du 8eme arrondissement, mais qu'il doit s'agir aussi d'une vocation qui consiste à aider son prochain.

Nota : Le masculin est employé dans cet article pour désigner le jeune docteur en médecine mais à en juger par la population greviste que j'ai pu observer aujourd'hui le féminin serait sans doute plus approprié

mercredi, 27 décembre 2006

Qui ne mérite pas des millions?

Quand même là ça fait très peur; il est vrai qu'il fallut près de deux siècles aux théories de copernic et de galillée pour être acceptées.

Ca s'est vraiment passé le 13 juillet 2006 sur la première chaîne de télévision française, regardée par des millions de personnes, et c'est effrayant...

mardi, 17 octobre 2006

Le vélo c'est vert ... même au rouge

Dans Paris il y a pas mal de cycliste. Ce moyen de transport est assez adapté à une ville comme celle-ci, où les distances sont relativement réduites comparativement à d'autres capitales. On évite les embouteillages, aucun problème pour se garer et on prend l'air. C'est bon pour la forme et pour l'environnement. Il y a cependant quelques inconvénients. Le cycliste est comme, les autres utilisateurs de deux roues très vulnérable, pire encore car il ne porte en général aucune protection, ni casque, ni gants, ni blouson. Sa faible puissance relativement aux autres véhicule ne lui laisse pas le choix de la conduite, le cycliste doit être très vigilant car c'est la vision qui lui donne la sécurité. Ceux qui ont un permis moto le savent, l'anticipation de la circulation est la seule garantie de sécurité.

Selon moi le défaut majeur de la circulation à vélo vient du comportement des cyclistes. Bien qu'un nombre toujours grandissant de rues soient désormais dotées de pistes cyclables les vélos se retrouvent dans la circulation principale la plupart du temps. En particulier aux intersections, où le cylciste dans la majorité des cas, sûr de son bon droit et souvent arborant un sourire satisfait, fait fi des feux de signalisation, mettant ainsi sa vie en danger, sans parler des piétons qui croyaient pouvoir traverser la rue.

Alors que la mairie s'interroge sur la possibilité d'autoriser les deux roues à remonter les files (pratique courante il faut l'avouer bien qu'interdite), ne serait-il pas plus urgent de s'assurer du respect du code de la route existent par tous les usagers? Citons en vrac les remontées de file donc, les feux rouges ignorés par les cyclistes et la méconnaissance et l'incivilité qui en découle lors des franchissement d'intersection. Je rappelle pour ceux qui s'interroge que si vous souhaitez tourner à gauche à une intersection vous devez vous placer dans la voie de gauche au-delà du centre du croisement. Permettant à ceux qui viennent en sens inverse et qui veulent tourner à gauche aussi de se placer derrière vous, les deux conducteurs ont ainsi la meilleur vue possible et peuvent ainsi franchir le croisement dès que la circulation le permet, si de nombreux véhicules souhaitent trouner il peuvent s'aligner dans l'intersection, donc moins d'usagers restent coincés au feu. Je croise si souvent des véhicules qui tente de tourner à gauche dès le feu passé, bloquant ainsi la visiblité des véhicules venant en sens inverse et toute la file de voiture derrière eux. Observez ce phénomène et vous verrez que, particulièrement aux heures de pointes il a une forte incidence sur les emboutiellages intra-muros.

Chaque usager de la route devrait connaitre et respecter le code de la route qui a été établi pour que la circulation soient la plus fluide et la plus sûre possible (et non, le code de la route n'est pas une punition mais une aide). Lorsque ce code n'est pas respecté il y a des morts. Et c'est juste une question de civisme là, il s'agit de circulation en vile à faible vitesse, je ne parle pas de comportements criminels comme les grands excès de vitesse ou l'alcool (enfin toute substance ayant des effets sur la perception et les reflexes). Tout ça pour dire que j'aimerai que tout le monde se comporte bien, du cycliste (qui devrait avoir au moins passer un examen du code de la route, je sais que la plupart on de toute façon un permis de conduire mais il semblerait que le vélo puisse rouler en toute impunité) au conducteur de 4x4 qui glisse de file en file sans clignotant. Je sais que c'est un peu naïf comme rêve mais bon, si personne ne le dit jamais...

dimanche, 8 octobre 2006

Consumerisme, Dimanche et Mégapole

Certains magasins ouvrent le dimanche, afin que nous puissions consommer la richesse accumulée pendant la semaine. Dans beaucoup de cas cela a remplacé l'activité sociale de l'office religieux. Dans les grandes villes qui fonctionnent en fait comme les petites, la grande majorité des habitants travaillent la semaine, à part ceux qui travaillent dans les dits magasins.

Que ce passse-t-il alors? Et bien tout le monde va au même endroit, le même jour. Ouvrir le dimanche ne change rien à l'affaire.

Des dizaines de milliers de personnes au même endroit, donc pas de place de parking, pas de caddie dans des magasins dimensionné pour une affluence moyenne. Cela signifie que le Lundi il y a trop de places de parking et trop de caddies.

Résultat :

  • après avoir bataillé, pour garer mon véhicule, contre des indélicats qui croient que l'appel de phares leur donne le pouvoir de l'illumination divine et permet de faire disparaitre comme par enchantement le vieillard devant qui tente de manoeuvrer un véhicule trop grand pour son usage.
  • slalomé savament entre les chalans qui ne savent pas ce qu'ils veulent et qui sont venus là plutôt que d'avoir à s'occuper de leur gosses turbulents dans leur deux pièces etriqué et hors de prix
  • je me retrouve à vouloir retirer les articles désirés, et là, déception : point de caddie pour emporter les encombrants produits jusqu'a mon véhicule placé fort loin car je n'ai pas voulu prendre les places reservé au handicapés cela va de soi, mais pas non plus celles reservées au familles avec enfants...Il y a en effet dans ce lieu de vente particulier des places réservées aux familles (cf mon passage sur les enfants turbulents)

Je suis donc reparti bredouille m'interrogeant sur ma place dans cette société surpeuplée où l'on veut faire de moi un consommateur comme les autres sans m'en offrir ni les moyens ni les même droits. Oh, je sais bien qu'une famille est susceptible de dépenser plus que moi dans les cas connus de ceux qui ont effectués leurs études de commerce il y a dix ans. Cependant il se trouve que mon niveau de vie est en réalité plus élevé que la plupart des familles avec deux enfants (celles, il me semble, considérées par les marketteurs).

Parlant de marketting cela m'incite à ouvrir une autre reflexion : dans ma tranche d'age, de revenus et de situation sociale nous sommes assez nombreux et disposons d'un pouvoir d'achat conséquent. Or des marketeux de ma connaissance m'affirme que je ne peux être ciblé car mes comportements d'achats sont imprévisibles.

Depuis qu'on m'a dit ça j'observe attentivement mes comportements ainsi que ceux de mes pairs et je vous confirme que ces comportements sont en fait prévisibles (en fait certains domaines commerciaux commencent réellement à s'interesser à la terre inexploitée que nous représentons, comme par exemple les voyagistes). Si dans ma branche d'activité je me contentais d'appliquer des choses apprises lors de mes études il y a une dizaine d'années, ou même seulement 5, je peux vous assurer que je n'aurai pas de boulot.

lundi, 5 juin 2006

Montrer l'exemple

Aujourd'hui c'est le lundi de pentecôte, une fête normalement fériée. Or depuis la canicule de 2003 en France, et pour se flageller de n'avoir pas réagit en temps et en mesure notre bien aimé gouvernement à institué une journée de solidarité afin que les personnes qui ne sont pas responsables des mauvaises gestions payent le prix de ceux qui étaient en vacances à chamonix.

Mesure prise par le gouvernement, qui devrait donc être portée en premier par les administrations, le bras armé de l'état, qui se doivent de montrer l'exemple.

Permettez moi tout de même de signaler que la bonne moitié des salariés de France ne travaillent pas aujourd'hui, comme il se doit pour un jour férié. Mais signalons de plus que ce lundi sera chômé pour tous les élèves (et donc leur professeurs), les fonctionnaires, qui perdront en revanche une journée de RTT dans l'année. Le principe est donc respecté.

En gros on a supprimé un RTT et conservé un jour férié. De là à dire que l'on a augmenté le temps de travail... Bref, encore une mesure complètement inepte, dont les bienfaits restent à démontrer.

En cette période de déclaration fiscale on aime bien savoir à quoi sont utilisées les ressources que l'on transmet à la communauté. Là on voit bien que les super cerveaux derrière les décrets ne se fouttent pas de nous...

Quelques infos sur ce lundi ici

jeudi, 11 mai 2006

L'industrie culturelle

Dans les débats autour du téléchargment-piratage-musique on oublie bien souvent de considérer que les phénomènes qui s'appliquent à l'industrie musicale s'appliquent aussi aux autres industrie de loisirs culturels numérisables. La sortie des nouvelles consoles de jeux de Sony et Nintendo met un coup de projecteur sur une branche de ces industries culturelles numériques. L'industrie du jeux vidéo génère un chiffre d'affaire supérieur à celui de l'industrie du cinéma aujourd'hui.

Lire la suite...

lundi, 1 mai 2006

Allers-Retours

En cette période je ne cesse d'être convié à des diners de départ, ou de retour de personnes de mon entourage qui partent à l'étranger ou en reviennent. Curieusement la cible principale de ces mouvements semble être l'Amérique du sud. S'agit-il d'un renouveau de la colonisation du nouveau monde? D'après ce que j'en entend, ceux qui en reviennent, sont surtout marqués par le dynamisme des endroits à l'extérieur de la France, et plus particulièrement encore les pays extérieurs à l'Europe. Le vieux monde serait-il devenu trop vieux pour que la médecine puisse encore faire quelquechose? Autre aspect important, les parisiens que nous sommes se rendent compte que les gens qui ne sont pas parisiens sont en fait très sympas... Et il ne s'agit pas là que d'un effet d'optique dû aux perceptions plus souples des vacanciers car les témoignages que j'ai reçu proviennent aussi de personnes parties travailler. N'oublions pas toutefois que l'herbe est toujours plus verte de l'autre coté de la colline.

mercredi, 12 avril 2006

La baguette de pain immaterielle (super pour les sandwichs au thon invisible)

C'est Sacha qui m'a fait comprendre quelque chose sur le sujet des biens dématérialisés et des droits de péage associés.

Lire la suite...

mardi, 11 avril 2006

CPE? jamais entendu parlé...

Comme d'habitude Maitre Eolas nous éclaire sur les dispositions légales.

Lire la suite...

lundi, 10 avril 2006

Le prix de l'immateriel

Sacha s'indigne de la comparaison faite par certains entre les biens culturels et les biens industriels plus classiques. La loi DAVDSI fait un peu de bruit, les droits d'auteurs, etc... Les gens ne veulent plus payer le prix pour leur biens culturels. Tout cela est bien compliqué, et tout le monde s'agite, mais ne s'agit il pas plutot d'un problème vieux comme le monde?
Le prix à payer correspond-il bien à la valeur du bien acquis?

Lire la suite...

- page 1 de 2