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  <title>ze:Bench - Tag - P2P</title>
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  <description>Aller là où la main de l'homme n'a jamais mis le pied</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 29 Aug 2008 09:33:47 +0200</pubDate>
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    <title>L'industrie culturelle</title>
    <link>http://www.zebench.com/post/2006/05/11/133-l-industrie-culturelle</link>
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    <pubDate>Thu, 11 May 2006 16:09:09 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Agent23</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>Culture</category><category>Jeux</category><category>P2P</category>    
    <description>&lt;p&gt;Dans les débats autour du téléchargment-piratage-musique on oublie bien souvent de considérer que les phénomènes qui s'appliquent à l'industrie musicale s'appliquent aussi aux autres industrie de loisirs culturels numérisables.
La sortie des nouvelles consoles de jeux de &lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/produits/materiels/consoles_de_jeu/0,39049700,39225011,00.htm?tab=test&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Sony&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.net-actuality.org/news/3513-nintendo-wii.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Nintendo&lt;/a&gt; met un coup de projecteur sur une branche de ces industries culturelles numériques.
L'industrie du jeux vidéo génère un chiffre d'affaire supérieur à celui de l'industrie du cinéma aujourd'hui.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Mais comment cela se fait-il? Et bien le budget de &lt;a href=&quot;http://www.clavardage.eu/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;l'homme de la rue&lt;/a&gt; n'a pas nécessairement augmenté, il a simplement été transféré. Cela expliquerait que l'industrie de la musique ait perdu de sa superbe. Les gens achètent ce qu'ils trouvent achetable, ce dont ils ont envie, et surtout sans prise de tête.
Et pourtant l'industrie du jeux vidéo, etant une industrie de logiciel à vécu dès son plus jeune age avec le &lt;q&gt;fléau&lt;/q&gt; du piratage. Les fabricants de jeux ont intégré ceci dans leurs productions, ils ont luttés un peu avec les systèmes de protection. Mais cela est l'histoire du bouclier et de la lance, à chaque nouveau bouclier plus épais, sa lance plus pointue.
Alors ils (les industriels du jeux) ont évolués, proposant sans cesse des nouveautés dignent de l'achat. En moyenne chaque foyer en France achète deux jeux par an. Les sytèmes de téléchargement légaux de jeux fonctionnent, et sont utilisés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les industriels de la musique et du cinéma doivent prendre exemple sur l'industrie du jeux. Plutot que de se plaindre du piratage, il faut proposer des produits innovants, des systèmes simple et peu couteux d'acquisition, et considérer que le piratage existera toujours, mais ne pourra à terme que représenter un faible part des consommateurs.
Le vrai problème est que le consommateur ne veux plus acheter les produits formattés et peu orginaux qu'on lui propose, ou alors à tout petit prix. Apple à très bien réussi dans le domaine, proposant un système simple à utiliser et peu onéreux dans l'ensemble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je sais que je parle beaucoup des ces sujets, mais en vérité je m'en moque un peu. Je suis un consommateur et j'achète ce dont j'ai envie dans la mesure de ce que mon budget me permet. Et je n'achète pratiquement jamais de musique, écoutant la radio, ou écoutant les morceaux que j'ai déjà. Car la musique ne devient pas obsolète, je peux écouter un morceau vieux de 150 ans comme il était au premier jour. Et ce qu'on me propose aujourd'hui ne crée pas d'envie en moi. Il est là, selon moi, le vrai défaut de l'industrie musicale. Il faut de l'originalité pour que les gens l'achètent. Et quand cela se produit on achète.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc je m'en moque car, aujourd'hui que l'industrie de la musique se retrouve en cessation de paiement ne me rendra pas triste, car d'ors et déjà ce qu'ils me proposent ne m'interesse plus.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La baguette de pain immaterielle (super pour les sandwichs au thon invisible)</title>
    <link>http://www.zebench.com/post/2006/04/12/34-la-baguette-de-pain-immaterielle</link>
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    <pubDate>Wed, 12 Apr 2006 22:55:32 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Agent23</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>Culture</category><category>P2P</category>    
    <description>&lt;p&gt;C'est &lt;a href=&quot;http://www.sachavir.org/carabistouilles/index.php?2006/04/13/33-la-baguette-de-pain-suite&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Sacha&lt;/a&gt; qui m'a fait comprendre quelque chose sur le sujet des biens dématérialisés et des droits de péage associés.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;C'est en rappelant la durée d'application des droits d'auteur que j'ai eu la révélation. Il n'y a pas de droits d'auteurs sur les &lt;q&gt;baguettes de pain&lt;/q&gt;, même si le boulanger doit, pour sa part, payer des droits pour pouvoir fabriquer sa baguette selon une recette brevetée. Si j'acquiers une baguette en en payant le prix qui convient (d'après l'offre et la demande, qui donne donc la valeur des choses, y compris celle du travail des gens; c'est d'ailleurs pour cela que certains travaux pénibles sont moins bien payés que des travaux plus faciles, mais je digresse et cela pourrait faire l'objet d'un autre débat).&lt;br /&gt;
J'emporte donc ma baguette et j'en fait ensuite strictement ce que je veux. Je peux la manger (consommation standard attendue lorsque le vendeur me fournit le produit), mais je peux aussi la donner à quelqu'un, en partie ou entièrement, je peux la preter aussi. Il s'agit là d'usages moins habituels, mais après la vente le &lt;q&gt;propriétaire&lt;/q&gt; de la baguette c'est moi, et il n'y rien qui limite l'usage de mon bien. A part évidemment les trucs relevant de la cruauté aux animaux, de l'incitation à la haine, meurtre, etc... Mais n'allons pas trop loin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le fait est que quand j'achete un bien &lt;q&gt;immatériel&lt;/q&gt; je n'achete pas un bien au sens habituel, mais juste un droit d'usage.
J'en viens à penser qu'il n'est pas possible d'acheter un bien immateriel pour un consommateur moyen. La seule possibilité est de racheter les droits d'auteurs, ce qui en général est assez exhorbitant et permet de comprendre que le marché de ces produits est bien gardé par de grosses compagnies anciennes et bien implantées qui ont tout interet à maintenir des prix élevés de peur que le commun des mortels ne s'approprie vraiment tous ces biens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc je suis d'accord avec Sacha, il y a bien des différences importantes entre les biens classiques et les biens immatériels. Hélas les lois d'offre et de demande qui régissent le système donnent des résultats parfois désagréables sur les prix et ceci quelque soit le type de bien.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;À partir de là, si tout le monde décide de ne plus vouloir payer pour une offre culturelle, elle deviendra gratuite.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Je pense par contre que ceci ne peut arriver dans une économie de marché telle que nous la connaissons.&lt;br /&gt;
Car si l'art ne s'arrete pas là où s'arrête l'argent, l'artiste lui peut très facilement s'arrêter par manque d'argent.&lt;br /&gt;
En effet, si le créateur d'un produit ne peut en retirer de subsistance, il devra arreter son activité (soit parcequ'il fera autre chose, soit parcequ'il mourra de faim). Mais essayons de ne pas oublier le mécénat qui permet à un artiste de vivre même quand ses oeuvres ne se vendent pas encore... Comme un producteur de musique offre de l'argent à un groupe avant de sortir un album; achetant au passage les droits d'exploitation...
Ce qu'il faudrait pour que le prix devienne vraiment zéro ce n'est pas que les gens ne veuille plus payer, mais simplement que les gens ne veuille plus de ces produits du tout, alors ils seront donnés...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelque soit le type de développement culturel que l'on considère, il y a toujours derrière une motivation matérielle (celle de l'artiste ou de celui qui le finance), car personne ne peut vivre simplement de l'air du temps. Tous les artistes de l'histoire ont créé des oeuvres pour vivre. (attention cette dernière phrase a un double sens). Léonard de Vinci se faisait même payer des oeuvres que finalement il gardait pour lui...&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Je poursuis en rappelant que le paiement de quelque chose n'est jamais indéniable, et n'est en tous cas pas toujours fonction de son coût. On ne paie pas l'école par exemple. L'école est gratuite, et pourtant elle a un coût. C'est un choix politique.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Heu, bien que je n'y aille plus je paye l'école avec mes impots (si les profs faisaient ça pour la beauté du geste je crois qu'on aurait une grave pénurie de vocation)... Mais je ne vois aucun problème à payer l'école, le choix a été de faire payer la communauté dans son ensemble et pas l'individu qui la fréquente, ce qui est une grande chance pour tous jusqu'aux plus démunis.
Nous sommes dans une économie de marché, j'en suis désolé par moment, mais il y a toujours quelqu'un pour payer, a un bout ou l'autre de la chaine.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Sans exagération, je repense aux cultures orales transmises par les conteurs, les colporteurs, les anciens, qui racontent pour que les jeunes se souviennent, qui chantent entre autres pour se créer du lien commun, sans avoir à payer pour ça.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Là je pense que le conteur, était frocément utile à la conservation du savoir dans les cultures sans écritures, et était rémunéré par le respect qu'il devait avoir dans la société, plus les offrandes diverses que devait verser les gens. Encore une fois, ces offrandes pouvaient très bien être offerte sur un base volontaire, mais quand le marché s'étend (avec les progrès de la communication par exemple) certaines demandes disparaissent, et donc certaines offres avec le temps; pour preuve aujourd'hui les conteurs sont rares, ou du moins ont évolué vers les carrières de comédien ou de professeur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nuançons cependant&amp;nbsp;: certains peuvent offrir gratuitement, pour la beauté du geste, pour la célébrité, ou en juste retour de quelque chose de reçu gratuitement on participe à l'élaboration commune (comme ça se fait pas mal dans le monde des logiciels libres); mais ceux qui se permettent ça son ceux qui peuvent car ils disposent d'autres ressources et n'ont pas besoin de gagner de l'argent sur ces créations. C'est un modèle qui a toujours existé, les gens se sont toujours rendu des services gratuitement, offert des cadeaux, etc... C'est peut être plus visible aujourd'hui, car je peux au 21ème siècle profiter d'une création distribuée gratuitement par une personne vivant à l'autre bout du monde dans un endroit dont je n'ai sans doute jamais entendu parlé. Il y aura toujours des personnes pour offrir gratuitement leur créations et leur découvertes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le fond du mécontentement est je crois que l'on commence à trouver que les biens culturels sont devenus pour nous des biens de consommation courante (telle la baguette) et nous commençons à les trouver un peu cher. Surtout quand on se rend compte qu'on peut les avoir pour rien en les téléchargeant, faut voir ce que ça fait sur l'opinion d'une population de s'aperçevoir que les imprimeurs et les presseurs de cds ne font qu'un travail de copie à la portée de tout occidental (ici employé au sens de&amp;nbsp;: personne dont les revenus se situe dans les 20% les plus élévés en comparaison de la population mondiale) correctement équipé.&lt;br /&gt;
Bon, avant de copier il faut un original; donc quelqu'un pour concevoir le produit (souvent une équipe)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La vrai lutte possible contre les organismes qui tentent de policer le système induement pour garder le contrôle économique et intellectuel de la culture (j'ai nommé les grosses maisons de production et les distributeurs) est bien celle-ci&amp;nbsp;: offrir de plus en plus de création gratuite pour augmenter l'offre, donc diminuer les prix globalement et étouffer économiquement ceux qui s'accrochent déséspérement à un système qui a mal vieilli. L'offre gratuite sera diffusée sur des supports toujours différents, plus nombreux, plus répendus, ainsi éliminant de fait les gros dont j'ai parlé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le boycott de toute oeuvre outrageusement surprotegée est une autre arme de grande excellence. Comme disait Coluche&amp;nbsp;: &lt;q&gt;Il suffirait que les gens arrêtent de l'acheter pour que ça se vendent pas.&lt;/q&gt; Je viens sans doute de citer une oeuvre copyrightée... j'espère que je n'aurai pas de problème.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin bref... tout ça pour dire qu'il y en a pour qui la baguette est vraiment immatérielle, et pour ceux là la seule solution est de fabriquer son propre pain.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le prix de l'immateriel</title>
    <link>http://www.zebench.com/post/2006/04/10/32-le-prix-de-l-immateriel</link>
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    <pubDate>Mon, 10 Apr 2006 19:03:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Agent23</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>Culture</category><category>P2P</category>    
    <description>&lt;p&gt;Sacha &lt;a href=&quot;http://www.sachavir.org/carabistouilles/index.php?2006/04/06/32-le-logiciel-baguette-de-pain&quot;&gt;s'indigne&lt;/a&gt; de la comparaison faite par certains entre les biens culturels et les biens industriels plus classiques.
La loi DAVDSI fait un peu de bruit, les droits d'auteurs, etc... Les gens ne veulent plus payer le prix pour leur biens culturels. Tout cela est bien compliqué, et tout le monde s'agite, mais ne s'agit il pas plutot d'un problème vieux comme le monde?&lt;br /&gt;
Le prix à payer correspond-il bien à la valeur du bien acquis?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Peut on comparer une baguette de pain et un morceau de musique?&lt;br /&gt;
Il faut bien car ils sont distribués sur un marché commun, utilisant le même procedé d'echange : les devises.
Comment évaluer le prix d'une baguette :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;les matières premières
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;farine&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;eau&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les structures de production
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;local de travail&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;machine à petrain&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;four&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les structures de vente
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la boulangerie&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le travail
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;du boulanger (son temps de travail)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;du vendeur (son temps de travail)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;l'energie necessaire&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Tous ces éléments doivent être acquittés à chaque fois qu'une baguette est produite
Sur le prix final de la baguette il faut ajouter la valeur du savoir faire du boulanger et le savoir faire du vendeur qui représente sa valeur ajoutée par rapport aux éléments listés ci-dessus. Ce savoir faire est donc la marge qui va payer le boulanger. Tout ceci est simple et logique.
Le fait est que ces savoir faire sont peu considérés et ont peu de valeur dans la plupart des cas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que se passe-t-il pour un produit culturel?
La même chose, afin de produire un bien distribuable il faut acquitter les valeurs suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;les matières premières
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;support&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les structures de production
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;système d'enregistrement&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les structures de ventes
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;le circuit de distribution&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le travail
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;de l'artiste&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;des fabricants&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;des distributeurs&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il reste donc à evaluer le savoir faire de l'artiste et de toutes les personnes intervenant dans la chaine de distribution.
On pourra penser que ces savoirs faire sont parfois surévalués, mais c'est l'économie de marché qui determine le prix de tous ces éléments.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jusque là la comparaison se tient, et ne semble pas incongrue. Cependant qu'arrive-t-il lorsque le bien est dématérialisé? Il y a toujours la necessité d'un support, de diffusion ou de stockage. Dans le cas des biens immatériels ces éléments sont pris en charge par le consommateur. Le circuit de distribution, les structures de ventes sont partiellement ou totalement prises en charge par le consommateur. Il reste donc à payer, pour 'produire' le bien, le travail de l'artiste et celui du distributeur (les fournisseurs d'interface tel iTunes)&lt;br /&gt;
Ces différences dans la chaine de production devraient conduire à une baisse conséquente des tarifs, cependant dans les schémas de production de masse le prix des matières premières ainsi que les couts de fabrication sont réduits à l'extreme, et ne font pas partie de la majeure part du prix d'un bien culturel. Ce qui coute le plus est sans nul doute le cout du marketting et de la publicité.&lt;br /&gt;
La majeure partie du cout d'un bien culturel se retrouve dans des éléments qu'il faut acquitter lors de l'élaboration du produit et plus jamais ensuite.&lt;br /&gt;
Contrairement à un bien industriel où, à terme, le cout de fabrication surpasse largement les couts d'élaboration.&lt;br /&gt;
Pour les produits industriels la réduction des prix est limitée et ne survient que lors d'amélioration de productivité.&lt;br /&gt;
Pour les produits immatériels la réduction peut être importante et survenir à tout instant à partir du moment où les couts d'élaboration ont été acquités, de plus dans le cas de biens culturels la valeur du travail de l'artiste disparait avec le temps, lorsque l'oeuvre passe dans le domaine publique. Ce qui fait que dans le cadre de 'l'immaterialisation' il est possible de se procurer de la musique passée dans le domaine publique pour un cout nul.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De cette comparaison, la logique du paiement d'une oeuvre immatérielle est indéniable, les couts sont cependant maintenus à des niveaux indécents par la main mise des producteurs classiques de ces biens, qui devraient peut être penser à diminuer leur marges indues, afin de faciliter leur relations avec leurs clients. La simple possibilité de distribuer un bien immatériel à l'infini (contrairement à une baguette que l'on ne peut distribuer qu'une fois) devrait assurer un prix quasi nul pour le consommateur, qui acceptera de le payer, comme on accepte facilement de payer un baguette, pourvu que ce soit simple...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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