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Là où tout se règle avec du fromage et world of warcraft

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02oct.

Presse purée

Nicolas à démarré ce matin les états généraux de la presse. Il semble que le secteur soit en crise. Mis en cause dès le premier jour : la presse gratuite. Gratuite... pour le lecteur en tout cas. Cette presse est évidemment financée par les annonceurs. Donc point de gratuité selon moi, il y a juste un glissement entre la tradition où le lecteur paye pour l'information, et ce mode de diffusion où c'est l'annonceur qui paye. On peut bien sûr s'interroger sur la qualité d'une telle presse. Si c'est l'annonceur qui fourni les fonds, j'imagine qu'a un moment de la chaine il doit y avoir des discussions sur l'orientation de la ligne éditoriale en fonction des participations de chaque annonceur.

C'est un modèle d'information, et il a sa place. Et puis il y a la presse qui fait payer ses lecteurs. Dans ce cas la ligne éditorial n'est pas dictée expressément par les clients, mais avouons tout de même qu'ils ont une influence. Certains journaux sont connus pour leur ligne politique par exemple et s'en écarter signifie pour eux une perte de clientèle. J'ai comme l'impression que la situation est bien similaire.

La vrai presse libre n'existe pas du moment où le journaliste à besoin qu'elle se vende pour vivre. Tout ce qu'il faut à la presse en général pour qu'elle soit, considérée dans son ensemble, libre, c'est de la diversité. Chaque journal nichant sa propre clientèle, parfois avec des recoupements d'ensembles, la totalité des informations diffusées devraient en toute logique faire apparaitre une vérité objective, à condition bien sûr de lire TOUTE la presse ce qui est impossible tant les points de vue et les influences sont diverses et innombrables.

Et puis n'oublions pas les nouvelles sources d'informations à disposition, comme par exemple ce blog. Si les bloggeurs ne sont pas des journalistes patentés dans la plupart des cas, il n'en font pas moins le même travail: collecter, diffuser et parfois expliquer l'information. Dans sa plus grande part la blogosphère est gratuite, financée par la publicité parfois, la différence avec la presse gratuite distribuée à l'entrée des stations de metro étant qu'en général le bloggeur ne connait pas son annonceur puisque c'est Google qui se charge d'appareiller l'article et la réclame. Souvent le blog n'est financé que par le temps que donne l'auteur, sans aucune publicité, comme un hobby dont le produit est offert gratuitement aux passants; la technologie à évoluée et permet maintenant à tout un chacun (enfin dans les pays riches) de produire ce que seul un professionnel entouré d'une structure lourde et bien huilée pouvait faire il y a cinquante ans. Encore une fois si le lecteur souhaite se documenter sur un sujet, il peut lire des centaines, voir des milliers d'articles différents traitant d'un sujet, se forgeant ainsi une opinion objective, une possibilité ni égalée ni égalable par les diffusions papier.

Un fois encore, un peu à la manière de la bataille d'arrière garde de l'industrie musicale, une corporation vieille d'un siècle (au moins) tente de figer le monde pour conserver son mode de vie.

16sept.

Dipôle

Depuis la visite du pape en France, je lis ici et là le terme de "laïcité positive", je ne sais pas très bien ce que cela signifie mais je constate que, prononcée par le chef de l'état, l'expression déclenche une certaine polémique et cela n'est pas sans me rappeler la "discrimination positive". Dans les deux cas si on emploi le mot positive c'est sans aucun doute car il y a une version négative (sans quoi le terme positif n'a aucun sens n'est ce pas).

La laïcité selon moi est un concept qui s'applique aux personnes laïcs. Ces personnes sont aux organisations religieuses ce que les civils sont aux organisations militaires. Être un civil ne fait pas de vous un anti-militariste, cela défini juste le fait que vous n'êtes pas dans l'armée. De même être laïc n'empêche pas la croyance, simplement vous n'êtes pas membre d'une église. Et c'est le cas de l'État Français par exemple. Comme il existe plusieurs églises, et de nombreux cultes plus ou moins organisés dans le monde, et que ces organisations regroupent des personnes de toutes nationalités il m'apparait évident qu'un état ne peut être que laïc si il a le souhait de considérer avec égalité tous ses citoyens. En effet la plupart des églises ayant comme prédicat le fait que les autres sont, au moins en partie dans l'erreur, si l'état devait se choisir une église. Tout les citoyens, laïcs ou appartenant à un autre culte que l'officiel se retrouveraient alors dans l'erreur pour l'état, ce qui ne manquerait pas de créer des tensions administratives et judiciaires.

Cela étant entendu, que vient faire la positivité dans cette affaire? Faut-il, comme pour le cas de la discrimination positive choisir un candidat, par exemple pour un travail, non pas parce qu'il est le meilleur mais parce qu'il fait partie d'une minorité qui est statistiquement moins représentée à ce poste? La discrimination positive reste de la discrimination basée sur des critères sans rapport avec, en l'occurrence, le poste à pourvoir. Le concept de discrimination positive apparait injuste et instable, alors qu'il vise l'opposé en théorie, je n'ose imaginer ce que recouvre la laïcité positive. En vérité je ne peux pas imaginer ce que cela recouvre. Décidément cela ne veut rien dire.

Et puis si on regarde vaguement les sondages de popularité de l'actuel président américain (qui montre que GW Bush est le président américain le moins populaire depuis des décennies) je ne crois pas qu'il faille prendre exemple sur lui en ramenant le sujet religieux à tout bout de champs dans les discours, cela vraiment n'a rien à faire dans le discours du chef d'une démocratie qui se veut moderne et mûre.

07mar.

1D10 minutes de silence

Voici la planche de Monsieur Le Chien qui m'a appris la nouvelle:



Source : Le blog de MONSIEUR LE CHIEN

29déc.

Eragon : ce film est une merde

Ce film est une merde n'y allez pas, même si vous avez une carte de cinéma.

Les décors : peu originaux, beaucoup donnent l'impression d'être des maquettes faites en polystyrène expansé.

Les costumes : manifestement acheté en occasion à la boutique de farces et attrapes du coin.

La musique : nulle, aucune grandeur, aucune originalité.

Le montage : la musique est mal calée avec les évènements, certaines images sont inutiles ou mal placées, exemple: lors d'une chevauchée les personnages passent à travers ce qui semble être une forêt dont les arbres ont été coupés; contrastant avec les passages précédents et suivants, et ce sans raison apparente, pas de suggestion qu'il s'agisse là d'une action du malveillant roi dictateur, ou d'une malédiction. On est enclin dans ce genre de film a attendre une justification pour un tel décor, visant à justifier d'avantage la croisade du héros contre le méchant qui ose couper des arbres. Donc, ce sont des images inutiles en l'occurrence. Ce film est truffé de mini scènes dans ce genre, n'apportant aucune beauté, ni aucun intérêt à la narration. Le passage du temps dans cette histoire est impossible à déterminer, soit le réalisateur ne veut pas que l'on imagine qu'il se passe du temps, soit il ne sait pas comment le montrer à l'écran sans faire un insert du style "une semaine plus tard...".

Les dialogues : je n'ai eu droit qu'aux dialogues en VF, mais j'imagine qu'ils sont sensiblement identiques en VO, plusieurs répliques sont reprises dans le film comme des maximes importantes. Elle ne sont ni drôles ni profondes. Le fait qu'il y en ai plusieurs (trop) dilue leur portée. D'autre part les dialogues sont en général sont insipides.

Effets spéciaux : Digne d'une série télé en ce qui concerne les petits effets magiques, jusque là ça tient. Le dragon est assez bien animé (particulièrement je trouve les chutes bien réussies), cependant ce personnage pourtant d'une très grande importance a lui été assez bâclé dans sa réalisation. On a l'impression que la peau est en plastique, on y croit pas du tout, impossible dans de telles conditions d'apprécier les images.

Le scénario : le héros est un de ces jeunes débiles qui passe du rejet de son destin à une confiance aveugle en celui-ci se jetant dans la gueule du loup (pour sauver quelqu'un qu'il ne connait pas) sans à un seul moment regretter son choix stupide. Un certains nombres d'éléments laissent présager d'une suite. Je n'irai pas.

Je ne vais pas m'étendre non plus sur le nom du héros "Eragon the dragon rider" parceque là c'est tout de même un peu subjectif, dans ce domaine il y a d'ailleurs pas mal d'autres choses qui m'ont été désagréables.

N'ayant pas lu l'oeuvre littéraire je ne peux qu'espérer qu'elle est moins insipide, ceci étant le film ne donne pas envie de lire les livres.

La série d'Eragon rentre dans la catégorie "juvenile fiction", la même que Harry Potter. On pourrait dire que je ne suis pas la cible et c'est pourquoi le scénario me parait si niais (Il se trouve que les enfants dans la salle de ciné avaient l'air aussi déçu que moi à la sortie.), et bien je ne suis pas non plus dans la cible d'Harry Potter et je dois pourtant reconnaitre que les aventures du jeune sorcier à Poudlard sont originales et amusantes, un mélange réussi dans la constitution de l'univers créé par l'auteur. En définitive ce que je veux dire c'est que Harry Potter devait être adapté au cinéma, mais pas Eragon. A la place il aurait sans doute été mieux avisé d'adapter les aventures de Pug le magicien (de Raymond Feist) qui présente un univers original et un héros cohérent... c'est pourtant pas si compliqué.

27déc.

Qui ne mérite pas des millions?

Quand même là ça fait très peur; il est vrai qu'il fallut près de deux siècles aux théories de copernic et de galillée pour être acceptées.

Ca s'est vraiment passé le 13 juillet 2006 sur la première chaîne de télévision française, regardée par des millions de personnes, et c'est effrayant...

11mai

L'industrie culturelle

Dans les débats autour du téléchargment-piratage-musique on oublie bien souvent de considérer que les phénomènes qui s'appliquent à l'industrie musicale s'appliquent aussi aux autres industrie de loisirs culturels numérisables. La sortie des nouvelles consoles de jeux de Sony et Nintendo met un coup de projecteur sur une branche de ces industries culturelles numériques. L'industrie du jeux vidéo génère un chiffre d'affaire supérieur à celui de l'industrie du cinéma aujourd'hui.

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01mai

Allers-Retours

En cette période je ne cesse d'être convié à des diners de départ, ou de retour de personnes de mon entourage qui partent à l'étranger ou en reviennent. Curieusement la cible principale de ces mouvements semble être l'Amérique du sud. S'agit-il d'un renouveau de la colonisation du nouveau monde? D'après ce que j'en entend, ceux qui en reviennent, sont surtout marqués par le dynamisme des endroits à l'extérieur de la France, et plus particulièrement encore les pays extérieurs à l'Europe. Le vieux monde serait-il devenu trop vieux pour que la médecine puisse encore faire quelquechose? Autre aspect important, les parisiens que nous sommes se rendent compte que les gens qui ne sont pas parisiens sont en fait très sympas... Et il ne s'agit pas là que d'un effet d'optique dû aux perceptions plus souples des vacanciers car les témoignages que j'ai reçu proviennent aussi de personnes parties travailler. N'oublions pas toutefois que l'herbe est toujours plus verte de l'autre coté de la colline.

12avr.

La baguette de pain immaterielle (super pour les sandwichs au thon invisible)

C'est Sacha qui m'a fait comprendre quelque chose sur le sujet des biens dématérialisés et des droits de péage associés.

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10avr.

Le prix de l'immateriel

Sacha s'indigne de la comparaison faite par certains entre les biens culturels et les biens industriels plus classiques. La loi DAVDSI fait un peu de bruit, les droits d'auteurs, etc... Les gens ne veulent plus payer le prix pour leur biens culturels. Tout cela est bien compliqué, et tout le monde s'agite, mais ne s'agit il pas plutot d'un problème vieux comme le monde?
Le prix à payer correspond-il bien à la valeur du bien acquis?

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31mar.

L'habit fait le moine?

Pourquoi dit-on souvent que les développeurs ne savent pas s'habiller? Sans doute parceque c'est vrai.
On ne traitera ici que du développeur mâle; essentiellement parceque la communauté à laquelle appartiennent les développeurs est essentiellement composées de mâles, bien que cette tendance aille vers une plus grande parité.
Le développeur appartient à la classe des êtres humains (si si, c'est scientifiquement vérifiable). Il possède donc en général un corps composé de deux bras, deux jambes, une tête et un tronc.

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