A midi donc j'ai croisé quelqu'un que je ne m'attendait pas à voir. Quelqu'un que j'aime beaucoup (vraiment), mais avec qui j'ai vécu un épisode que j'ai du mal à digerer. Et j'ai donc commencé à stresser.

Sur ce j'ai reçu un coup de fil d'une amie de longue date qui me proposait de faire quelque chose ce soir là pour la fete de la musique. J'en étais fort heureux et propose donc que l'on se retrouve chez moi le soir même avant d'aller faire un tour voir ce qu'il se passe dans les rues.

Dans l'apres midi, en partie pour passer mes nerfs, je suis allé chez un client pour mettre au point quelques petits trucs. Le travail n'a pas aidé. J'étais plus ennervé en sortant qu'en arrivant. Je souhaitais donc rentrer prestement à la maison et feter cette musique dont on me parlais tant.

Mais, comme vous le savez peut être les jours de fete, les metros sont pires qu'a l'habitude. Et ce soir là, non seulement le peuple venait transpirer dans les trains mais les trains eux même étaient embouteillés. Chaque station fut un calvaire. Chaleur, immobilisme, frustration. (une combinaison souvent repetée vous en conviendrez)

J'arrive finalement chez moi pour une soirée de détente. Et j'ai tres soif. Je pars donc boire un petit apéro non loin, en prenant soin d'envoyer un sms aux amis qui devaient me rejoindre. C'est là que j'ai totalement perdu le fil. D'abord j'ai bu beaucoup de ces petits apéro, et puis l'amie qui m'avait appelé à midi (voir ci-dessus) n'a pas reçu mon message à temps et s'est donc retrouvé chez moi, abandonnée.

Après ces quelques verres nous retournons à la maison, pour récuperer tout le monde. Encore un peu de vin, un petit alocool fort. Ma voisine fraichement rentrée de Slovaquie nous fait gouter une liqueur locale, délicieuse mais tres forte. Apres cela j'ai cessé de boire, mais déjà il était trop tard.

Le reste de mes souvenirs est flou. Et je suis victime d'une gueule de bois mémorielle (sans doute ce que je cherchais de toute façon). Je me rapelle quelques brides de mon comportement, des moments de rire joyeux, et quelques moment moins glorieux.

Le monde était fou. Les rues pleines de déments courant et criant en tout sens.

Comme toujours avec ce genre de folie, il est plus que facile de perdre ses amis dans la foule. Se retrouver dans une rue inconnue, titubant, une cigarette plantée là, cherchant desespérement le briquet que l'on a perdu au moins une heure avant. Un endroit calme ou se poser, et l'on se reveille quelque temps plus tard alerté par les cris des passants.

Finalement pour me retrouver dans ma cour avec une forme de faim qui n'est pas un besoin physiologique à ce stade, mais plus un reflexe de défense pour éponger les exces d'intoxication. Quelques minutes plus tard, muni d'un délicieux kébab je me pose chez moi. Les tensions dont je fut victime ce jour non évacuées, seulement repoussée à l'extrement limite de ma résistance. Et là.... c'est le drame. Je m'enfonce dans mon canapé et mon ame pour y remuer la merde que j'ai dans la tête et le coeur.

A ma grande surprise deux de mes amis sont alors passés, de retour de virée. Eux même partiellement alcoolisés, mais encore suffisament lucides pour me faire un café et me mettre un coup de pied au cul.

Apres ce réconfort ils durent aller se coucher. Je me suis donc à nouveau retrouvé dans ma cour pour prendre un peu d'air. Cette nuit déjantée s'est plutot bien terminée car j'ai croisé à ce moment une ame douce et mes heures de sommeil ne furent pas solitaires.

Depuis deux jours donc, il me reviens des bribes de mémoire par bouffées désagréables. Des phrases incongrues, déplacées et égoïstes que j'ai pu dire. Des gestes sans signification. Etc...

Cette soirée me rapelle beaucoup Bonfire Night à Lewes, Angleterre. Le même genre de démence dans les rues et le même genre de résultat sur les corps et les esprits. Je ne pensais pas qu'a cet age je vivrai encore de tels moments. A la fois amusant et révélateurs.

Voila. J'espère que tout le monde va bien.