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Keyword - Economie

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15oct.

Le président soleil

Nicolas, Roy de FranceLes agissements et les déclarations du président Sarkozy font penser à Napoléon Bonaparte, mais pas seulement. Il y a aussi dans cette présidence quelquechose de Louis XIV.

On a d'abord appris que le président avait augmenté ses propres émoluments de 140% et ce dès son arrivée en poste. Aujourd'hui ce sont les dépenses de l'élysée qui semblent être montées en flèche. Le budget de l'Elysée devrait augmenter de 11,5% en 2009 après une augmentation de 8,5% en 2008 (rappelons que les prévisions de croissance du FMI pour le PIB de la France en 2009 sont de 0,2%)

La présidence justifie ces augmentations par des erreurs comptables à concurrence de 4,2 millions d'euros (!) (essayez donc de commettre une erreur comptable de 4 200 euros sur vos impôts et voyez la réaction de Bercy) et par le coût des voyages présidentiels pour 10 Millions d'euros de plus que prévu. Le coût moyen de l'heure de vol en Falcon présidentiel est de 4500 euros, vous admettrez que ça fait pas mal d'heures de vol, surtout si l'on considère que l'appareil est un jet justement prévu pour écourter les voyages du présidents et lui éviter les désagréments du communs des mortels tels que embouteillages, limitations de vitesse, grèves, attentes à l'aéroport etc...

Par ailleurs les services de la présidence affirment aujourd'hui compter tous les collaborateurs effectivement rattachés à l'Elysée ce qui ne se faisait pas avant. En contre partie, pour diminuer ce budget pharaonique la présidence songe à faire supporter le coût des résidences présidentielles aux collectivités locales dans lesquelles elles se trouvent. Ce qui, diminuerait effectivement le budget de l'Elysée mais augmenterait le budget des collectivités ne résolvant donc pas le problème sous-jacent. D'autre part si le coût de l'Elysée est supporté au budget national, l'ensemble des contribuables y participe, dans une collectivité locale seul les habitants de la dite collectivité devront financer les week end du président.

La masse salariale de l'Elysée représente 72 Millions d'euros pour 1031 personnes recensées en 2008. Soit un cout pour la nation de 69 835 euros par fonctionnaire de la présidence, ce qui représente environ un salaire annuel brut moyen de 35 000 euros. Ceci n'est pas anormal. Ce qui est étrange toutefois c'est l'augmentation du salaire de 98 collaborateurs 26,8% en 2008 et 20% prévu pour cet année. Les 98 personnes augmenté doivent être contentes, mais je ne peux m'empêcher de me dire que le salaire devait être proprement bas. Sur le salaire moyen d'un collaborateur de l'Elysée comme calculé ci-dessus cela représente une augmentation 1000 euros par mois en deux ans (une augmentation en pourcentage de 52% du salaire de départ). Qu'est ce qui peut bien justifier de telles augmentations? Des réussites particulières? ça se saurait.
Autre chiffre : en dehors des fonctionnaires détachés des ministères et des agents de France Telecom et de la poste, la présidence emploi également 98 contractuels, justement comme le nombre de personnes augmentés dans de grande proportions.

Pour faire preuve de bonne volonté, le président à ordonné une réduction des couts, ainsi il échange deux airbus A319 actuellement attachés à la présidence contre un A330, l'opération devrait montrer un bénéfice de 10 millions d'euros lors de l'échange, gageons aussi que l'entretient d'un appareil au lieu de deux sera moins onéreux. Et puis on ne remplacera pas un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ce qui pourrait faire baisser la masse salariale de 3% (soit 2,16 millions d'économie, la moitié des "erreurs" comptable)

Il y a les chiffres et puis il y a les fastes qu'il faut voir de ses yeux: receptions, projections privées, voyages privés le week end. Mais il n'y pas qu'a la présidence qu'on se moque de nous, Colbert, pardon, le premier ministre à bien failli finir dans un accident d'avion alors qu'il rentrait de week wend avec le falcon de Matignon (un appareil dont le cout est si élevé devrait-il être employé pour partir en week end? Si le besoin se fait sentir de ramener le premier ministre au plus vite je suis sûr que l'armée détacherait un hélicoptère ou un transport adapté dans les plus brefs délais, ce qui ne sera pas le cas la plupart du temps. Ce n'est pas tous les jours q'uon libère Ingrid Bettancourt).

D'ailleurs, de premier ministre, Nicolas n'en voulait pas vraiment, on le voit à sa façon de gouverner. Citons maintenant Louis le XIVeme, Roy de France dans la nuit du 8 au 9 mars 1661, après le décès de Mazarin, le jeune roi de vingt-trois ans déclara à ses ministres : le cardinal de Mazarin est mort, Messieurs les Ministres, c’est à moi que vous vous adresserez désormais. Je veux à l’avenir gouverner moi-même mon royaume. Je ne veux point de Premier Ministre, je me servirai de ceux qui ont des charges pour agir sous moi selon leurs fonctions et, s’il arrive que j’aie besoin de vos conseils, je vous en demanderai.

10oct.

Scandaleux

Je suis outré! Je viens de lire une info concernant une proposition de financement de la crise de liquidités actuelle par la lancement d'un emprunt d'état. Jusque là rien d'anormal. C'est ensuite que cela devient proprement déconcertant, M. Accoyer, président UMP à l'assemblé nationale, suggère que pour attirer les fonds il faudrait "amnistier" fiscalement les sommes provenant de personnes qui auraient fuit la fiscalité française afin de les inciter à souscrire à cet emprunt.
Deux choses: premièrement, cela voudrait-il dire que tous les capitaux Français ont quitté le pays et qu'il faut donc faire appel à Florent Pagny pour redresser les banques en France? Doit ont en venir à des solutions désepérées? Deuxièmement, ces fuites fiscales doivent bien représenter une somme importante d'argent qui justifie de s'expatrier, essayons donc de les recouvrir plutôt que des les oublier.

Accoyer propose de faire revenir des rats qui ont déjà quitté le navire, je ne crois pas qu'on puisse faire confiance à ces gens en tout état de cause, et c'est bien la confiance qu'il faut restaurer, on le dit assez.

Vraiment, encore une idée mal réveillée sortie des toilettes. Ils me donnent vraiment l'impression d'être à court de solutions et dans un grand état de panique tous ces politiciens si sûr d'eux habituellement, qui recommandent de ne pas céder à la panique justement.

08oct.

Arrêt de Cotation

Ce matin les bourses du monde entier ont plongé. En commençant par la bourse de Tokyo (première cotée dans l'ordre chronologique) puis les bourses européennes la plupart des indices ont chutés de plus de 7% tant et si bien que certains marchés ont tout simplement été suspendus, telle la bourse de Paris entre 10h et 10h30, histoire de calmer le jeu.

Les dirigeants des pays occidentaux (très dépendants de la santé du système financier) multipliant les annonces visant à "rassurer" les marchés atteignent en fait l'effet inverse. Quand le docteur vous annonce que vous êtes un peu malade mais que tout va bien et qu'il n'hésitera pas, si la situation se dégrade, à vous mettre sous chimio, radiothérapie, ou encore vous propose un traitement génétique expérimental, vous savez que le moment est venu d'appeler les gens que vous connaissez pour leur dire au revoir. C'est exactement ce que font les gouvernants, paniqués, et constatant leur impuissance à contrôler un système hors de leur portée depuis déjà de nombreuses années. Une grande crise de liquidités pourrait obliger l'humanité à revoir sa hiérarchie. Déjà, les plans de reflouement de 700 milliards par ci ou 300 par là ne peuvent être financé par des états dont les dettes sont colossales. En effet, les états disposent de peu de liquidités, il faut donc que cet argent soit prêté par quelqu'un (à defaut de faire tourner la planche à billets). Qui peut donc prêter de telles sommes aux pays les plus "riches"? Manifestement ce ne sont pas les banques puisque justement ce sont les banques que l'on essaie de renflouer, les emprunt d'état sont donc couverts par d'autres états. Et bien il s'agit de pays comme l'Inde ou de la Chine, ces pays disposent de liquidités, et sont donc en train de fournir de l'argent qu'il faudra leur rendre, avec intérêts bien sûr.

Il y a un exemple: La société AMD, fabriquant et concepteur de microprocesseurs (une production symbole de l'avance industrielle, technique et technologique des pays occidentaux) est en difficulté depuis plusieurs mois déjà et, pour survivre, à décidé de scinder ses activités en séparant la conception de la production. S'ouvrant ainsi la possibilité de fabriquer des processeurs d'autres marques. AMD va donc créer une filiale dont l'activité sera la fabrication de processeurs. Cette filiale naît avec les dettes d'AMD qui détiendra 44,4% de la filiale (détenir l'ensemble des parts revient à conserver la dette), des investisseurs prendront le reste des parts, AMD tente ainsi d'éponger les pertes accumulées en faisant entrer de l'argent depuis l'extérieur. Les spéculateurs ont d'ailleurs salué la manœuvre puisque l'action AMD gagnait plus de25% le 7/10/08. Mais qui donc est en possession d'assez de liquide pour combler la dette d'AMD? Il s'agit de l'émirat d'Abou Dhabi au travers de deux groupes d'investissement.
En tant qu'activité stratégique susceptible d'avoir des conséquences sur la sécurité nationale, un tel investissement doit d'abord être autorisé par le gouvernement Américain. Nul doute que si la commission américaine refuse l'investissement étranger le titre AMD chutera d'au moins 25%, sans doute plus.

Nous y voila donc, la faillite de notre système financier pourrait bien obliger des états déjà forts endettés à s'endetter plus profondément auprès de créanciers que nous avons donc classé dans les pays "moins riches" a priori parce que leur population est moins obèse et possède moins de voitures par habitant en général que celle des pays "riches". Tels des aristocrates désargentés, les états de la vieille Europe empruntent des liquidités à leurs amis nouveaux riches qui ont sut faire du profit sur les bases d'un monde nouveau. Puis viendra le moment ou il deviendra difficile de rembourser la dette, de multiples impôts pourraient être prélevés. En définitive un état aussi peut faire faillite. Le problème c'est qu'au niveau de la planète terre "la commission de sur endettement" s'appelle souvent "conseil de guerre".

26sept.

Le ver et la pomme

Ce matin je n'avais pas envie de parler politique, y en a marre de toutes ces gesticulations de cour d'école.
Le problème est grave mais simple. Le système s'est emballé car certains ont joué risqué. Ils ont perdu. Tant pis pour eux. C'est le monde de la finance qui est affecté, et cela pourrait bien avoir un impact crucial sur les capacité d'investissement des industries puisque les crédits devraient se tarir.

Heu...oui mais non. Les crédits à risques vont disparaître pour un moment. Mais les emprunts, bien étayé sur des projections solides eux vont continuer. Les banques ne vont pas s'arrêter de prêter de l'argent, elles ne vont plus le fournir à n'importe qui c'est tout. Alors ce sera dur surtout pour les particuliers, qui sont du point du vue d'une banque des n'importe qui. Encore faux. Prenons un exemple pour être bien clair.

Monsieur B, le banquier, dispose d'une somme d'argent, disons 260 000 brouzoufs. Monsieur et Madame J sont un jeune couple qui gagne un peu d'argent chaque mois, disons 4 000 brouzoufs. Ils ont besoin immédiatement de 260 000 brouzoufs pour s'acheter un nid. Ils vont voir Monsieur B qui leur prêtera cette somme à condition que Monsieur et Madame J remboursent 1 300 brouzoufs par mois pendant 25 ans. 25 ans c'est long et il peut arriver n'importe quoi alors, Monsieur B exige aussi que Monsieur et Madame J prennent une assurance vie qui remboursera l'argent en cas de disparition inopinée de l'un ou l'autre. Ainsi Monsieur B prend la couverture d'un assurance, qui peut être une autre banque et qui peut par conséquent dans le contexte actuel être douteuse. Il faut donc une garantie supplémentaire. Disons que Monsieur B ajoute en plus des clauses dans le contrat telles que si Monsieur et Madame J ne rembourse pas l'argent prêté alors Monsieur B sera le propriétaire légal du nid. Pour s'assurer que la mécanique est bien huilée et être certain du résultat Monsieur B engage Maître A, avocat à la cour, qui mettra en oeuvre toutes les démarche nécessaires pour expulser Monsieur et Madame J du nid en cas de défaut de paiement.
Si tout se passe comme on l'espère Monsieur et Madame J seront propriétaire de leur nid dans 25 ans. Ils auront payé à Monsieur B 390 000 brouzoufs, soit un bénéfice substantiel pour Monsieur B. Monsieur B aura aussi à payer Monsieur A mais gageons que cela coute moins de 130 000 brouzoufs surtout que dans ce cas de figure Monsieur A n'a pas eu à intervenir.
Si tout ne se passe pas comme il faut. Alors Monsieur B devra payer Monsieur A une somme substantielle lui permettant de faire valoir son droit contractuel. Monsieur B aura donc perçu pour la somme de 260 000 brouzoufs, plus des frais d'avocat (qu'il ne manquera pas d'imputer à Monsieur et Madame J en justice) un nid d'une valeur de 260 000 brouzoufs l'année de l'achat, plus la plus-value sur le bien immobilier durant toutes les années ou Monsieur et Madame J ont payé leur emprunt. Donc Monsieur B n'a rien perdu, peut être même que là encore il réalise un bénéfice, dépendant de la plus-value immobilière.

L'exemple des banques ne voulant plus prêter au particuliers que l'on voit dans les médias est celui-ci. Or dans le cas de prêt pour acquisition immobilière, le cas de figure présenté ci-dessus, et compte tenu du fait que l'immobilier est une valeur qui ne baisse jamais (sauf évidemment guerre massive ou pandémie réduisant considérablement la population, mais là je crois que les problème de Monsieur B, et bien tout le monde s'en fout) il me semble que ce genre de prêt est le meilleur investissement pour Monsieur B.

Il y a pour Monsieur B des investissements risqués, par exemple prêter cette même somme à l'entreprise E pour qu'elle achète un procédé de mélange chimique dans la fabrication de son lait (un exemple comme un autre n'est ce pas?). Dans la mesure ou Monsieur B ne peut placer une assurance vie sur l'entreprise E et les lois sur les faillites étant ce qu'elle sont les créanciers comme Monsieur B risquent de ne pas revoir leur argent en cas de problème dans l'entreprise E. Alors là oui, je pense que désormais Monsieur B devrait hésiter à prêter à l'entreprise E. C'est pourquoi il va en général pratiquer des taux de crédits plus élevés et plus courts que pour le couple J (se ménageant en cas de succès un bénéfice plus grand et plus rapide) Il est vrai que si l'entreprise E ne peut financer son innovation, Monsieur et Madame J risquent un jour de perdre leur travail et donc de devoir donner leur nid à Monsieur B. Mais est ce que cela ne signifie pas plutôt que l'entreprise E n'est déjà pas assez efficace face à ses concurrents qui eux peuvent se financer par le produit excellent de leur travail? Alors Monsieur et Madame B peuvent sans doute trouver un travail dans ces entreprises concurrentes plus performante.

On a là un phénomène de sélection Darwinien. Les entreprises comme E, ne sont tout simplement pas assez performantes pour un univers impitoyable comme celui-ci. Et alors? La Terre ne s'arrêtera pas de tourner, Monsieur et Madame J auront toujours besoin de leur nid et feront donc ce qui est utile (comme trouver un autre boulot) à la réalisation de leur projet, ainsi va la vie.

Et la politique alors? Puisque j'en parle au début. Et bien j'estime que les politiciens gesticulent dans leur bureau, sans doutes accaparés par des problèmes personnels. Ils veulent sauver les emplois de leurs amis directeurs de banque qui ont bien sûr financé leurs campagnes électorales, etc... Par conséquent ils refusent de nous présenter la vérité qui est certes cruelle mais équilibrée: laissons tomber cette pomme pourrie de l'arbre. L'année prochaine une pomme toute fraîche aura pris sa place et pendant l'automne moult nettoyeurs type vers et insectes auront su recycler la substance de la pomme perdue. Cet hiver il nous faudra peut être manger des vers (moins sucré je vous l'accorde, mais tout aussi énergétique), à moins bien sur que nous n'allions chercher des pommes dans l'arbre d'à coté.

Le plus énervant vraiment c'est ça : ONU: le sommet anti-pauvreté permet de lever 16 milliards de dollars
16 milliards pour sauver les pauvres, à mettre en relation avec les 700 milliards pour sauver les riches.

25sept.

Les sanglots longs ... etc ...

L'automne est arrivée, le soleil s'en va, et le froid arrive. Ces derniers jours même l'actualité était devenue moins pétillante. Il y a quand même deux ou trois choses qui peuvent avoir de l'importance.

La crise financière n'est pas résolue. Malgré la proposition de Bush de payer une partie des dettes incroyables du système bancaire américains et les discours de bonne volonté de Nicolas Sarkozy à l'ONU, rien ne bouge. En effet, les américains, si ils sont peu réputés pour leur conscience politique ne sont pas des idiots pour autant. Et un plan de renflouement de 700 Milliards (oui milliards) de dollars couterait à chaque américain environ 2300 dollars. Soit à peu près toutes leurs économies.

Il s'agit donc pour les citoyens américains de sacrifier leurs économies pour sauver les équilibristes de la hautes finance qui n'ont pas su s'arrêter. Peut être même qu'ils n'ont pas pu s'arrêter parce qu'ils n'ont pas vu ce qui se passait complètement. Seulement 31% des américains approuvent ce plan. Les 20% les plus riches des citoyens américains, et sans doute 10% parmi les autres qui aspirent, sous peu, à faire parti du club des plus riches. Reste 1% de moutons, il en y a toujours.

McCain, candidat à la présidence de Etats-Unis, profite du remous pour appeler une union sacré face à la crise qui menace d'effondrer totalement l'économie américaine. Excellente manœuvre, dans la mesure où le lourd silence de ses idées en matière d'économie lui a fait perdre beaucoup de points dans les sondages. Voila qu'il crée une occasion de museler son adversaire, Obama, tout en prenant la chance de récolter des lauriers en cas de résolution de la crise.

Mais, n'y a-t-il pas d'autres voies? A priori c'est dans des moments comme celui-ci qu'on apprécierait qu'un leader de gauche, ou d'extrême gauche plutôt, connu pour sa faible opinion du système du grand capital, vienne à la tribune nous expliquer qu'il existe d'autres chemins pour la prospérité. Point d'avis exprimé. Tout au plus une petite présence à une manifestation contre l'ouverture du capital de la Poste...
Donc eux non plus n'ont rien à proposer.

Pendant ce temps Nicolas Sarkozy a demandé un rapport sur la France de 2025. Le but étant probablement d'essayer de savoir ce qu'il faut faire pour guider efficacement le pays dans l'économie de l'information, et essayer de garder sa place au G8. Je suis assez satisfait que les recherches de Nicolas aillent plus loin que son mandat (a moins bien sûr que ces recherches ne soient que pour savoir où il doit investir ses 140% d'augmentation pour s'assurer une retraite en Yacht)

18sept.

Fluctuat nec mergitur... pour le moment

Je n'ai aucune formation en économie et c'est un sujet plutôt complexe. Nous vivons dans une monde ou l'économie globale est une économie de marché à tendance capitaliste. L'économie de marché c'est le mécanisme qui équilibre le prix des denrées économiques par la variation des demandes et des offres. Ainsi, un bien beaucoup demandé mais peu produit verra son prix monter, inversement un bien beaucoup produit et peu demandé verra son prix baisser. C'est un équilibre relativement naturel, en partie basé sur l'équilibre de la nature, notamment parce que beaucoup de denrées que nous recherchons dépendent de ressources naturelles, énergies fossiles, productions agricoles, etc...
Le capitalisme dans tout ça? Il s'agit selon moi d'une évolution de l'économie de marché, issu de la spéculation. En effet dans le but de contrôler les prix d'échange il est nécessaire de thésauriser/épargner. Conserver un réserve de biens que l'on ne met pas à l'offre pour que le rapport entre la demande et l'offre s'oriente en faveur de celui qui offre. Diminuer l'offre en espérant que la demande va monter c'est de la spéculation. Mais ce n'est pas le mécanisme essentiel du capitalisme. Ce mécanisme c'est le prêt. L'acteur économique qui peut conserver hors du marché une partie de l'offre, ne fait qu'espérer que la demande va augmenter. Celui qui prête incite l'augmentation de la demande. Comme dans tous les domaines d'activité humaine, la sophistication des procédés écarte la civilisation du seul équilibre naturel.
Le capitalisme est une réaction en chaine. En prêtant de l'argent on crée de nouveaux capitalistes qui tentent à leur tour d'épargner tout en prêtant, il y a une augmentation de la taille du capital mondial de départ par la multiplication des acteurs et par le taux d'intérêt. En effet pour que le système fonctionne il faut un taux d'intérêt, sans quoi comme le nom semble l'indiquer le mécanisme n'a aucun intérêt.

Les grands champions de ce système sont les banques qui passent le plus clair de leur temps à prêter et emprunter de l'argent, commodité économique universelle et parfaitement versatile.
Au cours du 20eme siècle cette commodité est devenue volatile, avec la disparition de l'étalon-or, qui garantissait la contrepartie de la monnaie en une denrée physique "palpable", interdisant notamment l'émission arbitraire de monnaie. Le système économique est alors entrée dans une nouvelle phase, celle de la confiance. La monnaie étant en quelque sorte devenue virtuelle, les échanges doivent se faire sur la confiance entre les acteurs économiques dans le fait que le bien échangé appartient bien d'une manière ou d'une autre à celui qui le vend.

Aujourd'hui les banques pour leurs activités se prêtent entre elles des liquidités, qu'elles prêtent alors à leur clients. Les taux de prêts interbancaire sont proche du taux d'intérêt des banques centrales, maintenant un certain équilibre dans les flux. Seulement voila en ce moment, les banques ont perdu confiance en leur collègues. La présence sur le marché de "crédit pourris" comme par exemple les "subprime" incite les banques prêteuses à augmenter leur taux d'intérêts pour diminuer leur risques. Le taux d'intérêt s'envole et menace d'empêcher les banques de réaliser leurs opérations quotidiennes. Le système frôle alors la paralysie.
La banque centrale peut alors injecter de l'argent dans les rouages pour "lubrifier la machine" en attendant que la confiance revienne. Une autre façon d'intervenir pour les banques centrales est le contrôle du taux d'intérêt directeur, action qui cependant influence un ensemble très large de paramètres économiques collatéraux.

Tous ces phénomènes se produisent en ce moment et c'est cela la crise financière. De cette faible compréhension des mécanismes qui est la mienne ce que je retient : c'est qu'il apparait possible d'écoper le fond de la barque, mais impossible de contrôler le niveau de la mer.