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Là où tout se règle avec du fromage et world of warcraft

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Keyword - Politique

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03nov.

Ali baba et les quarante voleurs

Je commence à être saturé par les actualités financières de nos institutions. La cour des comptes à mené une enquête sur le train de vie du palais bourbon, d'où il ressort de coûts de fonctionnement élevés et croissants. En pleine crise financière internationale les dirigeants de nos intistutions n'ont que faire du manque possible d'argent et en dépense toujours plus. Je ne m'étendrait pas sur les chiffres qui sont abscons comme à l'accoutumée, juste je noterai que le président du sénat s'est offusqué de la divulgation de cette enquête qui devait rester confidentielle. Donc selon lui un rapport sur les dépenses effectuées avec les deniers du peuple pour une institution visant à servir ce même peuple ne doit pas être rendu public. Le simple fait de réclamer la confidentialité laisse supposer qu'il y a malversation, ou au minimum foutage de gueule.

Y en a marre, l'ensemble des institution semble avoir été pourri jusqu'à la moelle par l'argent (je pense que l'ère Sarkozy montre plus de débordements, mais que ceux-ci existaient bien avant, simplement ils étaient mieux dissimulées). Des dépenses qu'ils savent honteuses puisqu'ils tentent de les cacher. C'est décourageant à force on ne sait plus où cela s'arrête et à partir d'où on peut assainir l'ensemble, car il le faut, c'est une question de justice. Quand les travailleurs pauvres souffrent de l'augmentation de leurs loyers, taxes et cotisations ce n'est certainement pas pour que le sénat puisse manger gras.

Par moment je ne peux envisager que la révolution. Habituellement une révolution renverse une classe au pouvoir pour en mettre une autre, dans le cas de la révolution de 1789 par exemple la noblesse fut remplacée par la bourgeoisie. Quelle classe pourrait maintenant prendre sa place? La classe ouvrière ne semble pas en mesure de le faire, même si c'est pratiquement toujours cette classe qui fourni la force de frappe de la révolution et permet le renversement des régimes. Malheureusement la classe ouvrière, la plus pauvre, est toujours préoccupée par des échéances de court terme et s'avère souvent incapable de deviser des plans pour une prise de pouvoir à long terme, c'est pourquoi ce sont en général les classes plus aisées qui prennent les commandes. D'autre part la prise de pouvoir par les classes ouvrières est associée au communisme, régime noble en théorie, mais qui malheureusement ne résiste pas à la nature humaine.

Inutile d'espérer l'apparition d'une classe dirigeante dépourvue d'intérêt personnel tant que les dirigeants seront des humains. Pourrait-t-on créer une machine capable de gouverner pour le bien de tous? Cela est-il même possible devant la diversité de l'humanité?

Le nouveau président américain Barack Obama apportera-t-il au monde des réponses plus justes? Il en tout cas de nombreux espoirs placés dans cet homme semble-t-il.

15oct.

Le président soleil

Nicolas, Roy de FranceLes agissements et les déclarations du président Sarkozy font penser à Napoléon Bonaparte, mais pas seulement. Il y a aussi dans cette présidence quelquechose de Louis XIV.

On a d'abord appris que le président avait augmenté ses propres émoluments de 140% et ce dès son arrivée en poste. Aujourd'hui ce sont les dépenses de l'élysée qui semblent être montées en flèche. Le budget de l'Elysée devrait augmenter de 11,5% en 2009 après une augmentation de 8,5% en 2008 (rappelons que les prévisions de croissance du FMI pour le PIB de la France en 2009 sont de 0,2%)

La présidence justifie ces augmentations par des erreurs comptables à concurrence de 4,2 millions d'euros (!) (essayez donc de commettre une erreur comptable de 4 200 euros sur vos impôts et voyez la réaction de Bercy) et par le coût des voyages présidentiels pour 10 Millions d'euros de plus que prévu. Le coût moyen de l'heure de vol en Falcon présidentiel est de 4500 euros, vous admettrez que ça fait pas mal d'heures de vol, surtout si l'on considère que l'appareil est un jet justement prévu pour écourter les voyages du présidents et lui éviter les désagréments du communs des mortels tels que embouteillages, limitations de vitesse, grèves, attentes à l'aéroport etc...

Par ailleurs les services de la présidence affirment aujourd'hui compter tous les collaborateurs effectivement rattachés à l'Elysée ce qui ne se faisait pas avant. En contre partie, pour diminuer ce budget pharaonique la présidence songe à faire supporter le coût des résidences présidentielles aux collectivités locales dans lesquelles elles se trouvent. Ce qui, diminuerait effectivement le budget de l'Elysée mais augmenterait le budget des collectivités ne résolvant donc pas le problème sous-jacent. D'autre part si le coût de l'Elysée est supporté au budget national, l'ensemble des contribuables y participe, dans une collectivité locale seul les habitants de la dite collectivité devront financer les week end du président.

La masse salariale de l'Elysée représente 72 Millions d'euros pour 1031 personnes recensées en 2008. Soit un cout pour la nation de 69 835 euros par fonctionnaire de la présidence, ce qui représente environ un salaire annuel brut moyen de 35 000 euros. Ceci n'est pas anormal. Ce qui est étrange toutefois c'est l'augmentation du salaire de 98 collaborateurs 26,8% en 2008 et 20% prévu pour cet année. Les 98 personnes augmenté doivent être contentes, mais je ne peux m'empêcher de me dire que le salaire devait être proprement bas. Sur le salaire moyen d'un collaborateur de l'Elysée comme calculé ci-dessus cela représente une augmentation 1000 euros par mois en deux ans (une augmentation en pourcentage de 52% du salaire de départ). Qu'est ce qui peut bien justifier de telles augmentations? Des réussites particulières? ça se saurait.
Autre chiffre : en dehors des fonctionnaires détachés des ministères et des agents de France Telecom et de la poste, la présidence emploi également 98 contractuels, justement comme le nombre de personnes augmentés dans de grande proportions.

Pour faire preuve de bonne volonté, le président à ordonné une réduction des couts, ainsi il échange deux airbus A319 actuellement attachés à la présidence contre un A330, l'opération devrait montrer un bénéfice de 10 millions d'euros lors de l'échange, gageons aussi que l'entretient d'un appareil au lieu de deux sera moins onéreux. Et puis on ne remplacera pas un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ce qui pourrait faire baisser la masse salariale de 3% (soit 2,16 millions d'économie, la moitié des "erreurs" comptable)

Il y a les chiffres et puis il y a les fastes qu'il faut voir de ses yeux: receptions, projections privées, voyages privés le week end. Mais il n'y pas qu'a la présidence qu'on se moque de nous, Colbert, pardon, le premier ministre à bien failli finir dans un accident d'avion alors qu'il rentrait de week wend avec le falcon de Matignon (un appareil dont le cout est si élevé devrait-il être employé pour partir en week end? Si le besoin se fait sentir de ramener le premier ministre au plus vite je suis sûr que l'armée détacherait un hélicoptère ou un transport adapté dans les plus brefs délais, ce qui ne sera pas le cas la plupart du temps. Ce n'est pas tous les jours q'uon libère Ingrid Bettancourt).

D'ailleurs, de premier ministre, Nicolas n'en voulait pas vraiment, on le voit à sa façon de gouverner. Citons maintenant Louis le XIVeme, Roy de France dans la nuit du 8 au 9 mars 1661, après le décès de Mazarin, le jeune roi de vingt-trois ans déclara à ses ministres : le cardinal de Mazarin est mort, Messieurs les Ministres, c’est à moi que vous vous adresserez désormais. Je veux à l’avenir gouverner moi-même mon royaume. Je ne veux point de Premier Ministre, je me servirai de ceux qui ont des charges pour agir sous moi selon leurs fonctions et, s’il arrive que j’aie besoin de vos conseils, je vous en demanderai.

15oct.

Autoritarisme de caniche

Après sa lettre envoyé à M. Barroso portant sur l'amendement 138 Nicolas Sarkozy se voit refuser la faveur qu'il demandait, à savoir le retrait de l'amendement.

Viviane Reding, commissaire européen aux télécommunications a rappelé que l'amendement à été voté à une très large majorité et que la commission doit respecter la décision démocratique du parlement. C'est d'ailleurs une des promesses de campagne de Reding qui souhaite être réélue à son poste. La commission en profite aussi pour rappeler à Sarkozy qu'il est possible de faire des lois respectant les droits fondamentaux du citoyen tels que le respect de la vie privée, le droit à la liberté d'expression et d'information. (pan dans les dents!)

Il est tout de même assez déplorable qu'il faille en arriver aux hautes instances européennes pour signifier au gouvernement français que ses propositions vont à l'encontre des droits fondamentaux du citoyen. Un pays comme la France qui se glorifie d'être la terre des droits de l'homme et qui à du mal à percevoir que le fichage, et la privation de liberté (fussent elle seulement de l'accès à l'information) à la demande d'intérêts privés ou administratifs sont les apanages des périodes les plus sombres de l'histoire, périodes où l'on a pu constater, suite à la généralisation de tels systèmes, les pires atteintes au droits de l'homme.

10oct.

Scandaleux

Je suis outré! Je viens de lire une info concernant une proposition de financement de la crise de liquidités actuelle par la lancement d'un emprunt d'état. Jusque là rien d'anormal. C'est ensuite que cela devient proprement déconcertant, M. Accoyer, président UMP à l'assemblé nationale, suggère que pour attirer les fonds il faudrait "amnistier" fiscalement les sommes provenant de personnes qui auraient fuit la fiscalité française afin de les inciter à souscrire à cet emprunt.
Deux choses: premièrement, cela voudrait-il dire que tous les capitaux Français ont quitté le pays et qu'il faut donc faire appel à Florent Pagny pour redresser les banques en France? Doit ont en venir à des solutions désepérées? Deuxièmement, ces fuites fiscales doivent bien représenter une somme importante d'argent qui justifie de s'expatrier, essayons donc de les recouvrir plutôt que des les oublier.

Accoyer propose de faire revenir des rats qui ont déjà quitté le navire, je ne crois pas qu'on puisse faire confiance à ces gens en tout état de cause, et c'est bien la confiance qu'il faut restaurer, on le dit assez.

Vraiment, encore une idée mal réveillée sortie des toilettes. Ils me donnent vraiment l'impression d'être à court de solutions et dans un grand état de panique tous ces politiciens si sûr d'eux habituellement, qui recommandent de ne pas céder à la panique justement.

08oct.

Arrêt de Cotation

Ce matin les bourses du monde entier ont plongé. En commençant par la bourse de Tokyo (première cotée dans l'ordre chronologique) puis les bourses européennes la plupart des indices ont chutés de plus de 7% tant et si bien que certains marchés ont tout simplement été suspendus, telle la bourse de Paris entre 10h et 10h30, histoire de calmer le jeu.

Les dirigeants des pays occidentaux (très dépendants de la santé du système financier) multipliant les annonces visant à "rassurer" les marchés atteignent en fait l'effet inverse. Quand le docteur vous annonce que vous êtes un peu malade mais que tout va bien et qu'il n'hésitera pas, si la situation se dégrade, à vous mettre sous chimio, radiothérapie, ou encore vous propose un traitement génétique expérimental, vous savez que le moment est venu d'appeler les gens que vous connaissez pour leur dire au revoir. C'est exactement ce que font les gouvernants, paniqués, et constatant leur impuissance à contrôler un système hors de leur portée depuis déjà de nombreuses années. Une grande crise de liquidités pourrait obliger l'humanité à revoir sa hiérarchie. Déjà, les plans de reflouement de 700 milliards par ci ou 300 par là ne peuvent être financé par des états dont les dettes sont colossales. En effet, les états disposent de peu de liquidités, il faut donc que cet argent soit prêté par quelqu'un (à defaut de faire tourner la planche à billets). Qui peut donc prêter de telles sommes aux pays les plus "riches"? Manifestement ce ne sont pas les banques puisque justement ce sont les banques que l'on essaie de renflouer, les emprunt d'état sont donc couverts par d'autres états. Et bien il s'agit de pays comme l'Inde ou de la Chine, ces pays disposent de liquidités, et sont donc en train de fournir de l'argent qu'il faudra leur rendre, avec intérêts bien sûr.

Il y a un exemple: La société AMD, fabriquant et concepteur de microprocesseurs (une production symbole de l'avance industrielle, technique et technologique des pays occidentaux) est en difficulté depuis plusieurs mois déjà et, pour survivre, à décidé de scinder ses activités en séparant la conception de la production. S'ouvrant ainsi la possibilité de fabriquer des processeurs d'autres marques. AMD va donc créer une filiale dont l'activité sera la fabrication de processeurs. Cette filiale naît avec les dettes d'AMD qui détiendra 44,4% de la filiale (détenir l'ensemble des parts revient à conserver la dette), des investisseurs prendront le reste des parts, AMD tente ainsi d'éponger les pertes accumulées en faisant entrer de l'argent depuis l'extérieur. Les spéculateurs ont d'ailleurs salué la manœuvre puisque l'action AMD gagnait plus de25% le 7/10/08. Mais qui donc est en possession d'assez de liquide pour combler la dette d'AMD? Il s'agit de l'émirat d'Abou Dhabi au travers de deux groupes d'investissement.
En tant qu'activité stratégique susceptible d'avoir des conséquences sur la sécurité nationale, un tel investissement doit d'abord être autorisé par le gouvernement Américain. Nul doute que si la commission américaine refuse l'investissement étranger le titre AMD chutera d'au moins 25%, sans doute plus.

Nous y voila donc, la faillite de notre système financier pourrait bien obliger des états déjà forts endettés à s'endetter plus profondément auprès de créanciers que nous avons donc classé dans les pays "moins riches" a priori parce que leur population est moins obèse et possède moins de voitures par habitant en général que celle des pays "riches". Tels des aristocrates désargentés, les états de la vieille Europe empruntent des liquidités à leurs amis nouveaux riches qui ont sut faire du profit sur les bases d'un monde nouveau. Puis viendra le moment ou il deviendra difficile de rembourser la dette, de multiples impôts pourraient être prélevés. En définitive un état aussi peut faire faillite. Le problème c'est qu'au niveau de la planète terre "la commission de sur endettement" s'appelle souvent "conseil de guerre".

06oct.

Incompétence et autoritarisme

L'amendement 138 co-signé par Guy Bono et Daniel Cohn-Bendit, voté par le parlement européen le 24 septembre dernier (à une écrasante majorité de 88%) stipule que seule une autorité judiciaire peut décider de supprimer l'accès à internet d'un citoyen. Au lendemain de ce vote Christine Albanel (ministre de la culture) considérait que cet amendement européen ne pouvait entraver la loi "Internet et Création" qui instaurerait la "riposte graduée" contre le piratage de musique notamment, et pourrait conférer à une autorité administrative (hadopi) le pouvoir de couper l'accès internet d'un présumé pirate. L'amendement 138 exprime bien que cela est une atteinte aux liberté fondamentales qui ne doit pas être décidé par une autre autorité que celle judiciaire. Extrait de l'amendement: Aucune restriction aux droits et libertés fondamentales des utilisateurs finaux ne doit être prise sans décision préalable de l'autorité judiciaire en application notamment de l'article 11 de la charte des droits fondamentaux, sauf en cas de menace à la sécurité publique où la décision judiciaire peut intervenir postérieurement

Christine Albanel s'est trompée, manifestement ses conseillers juridiques ne sont pas du même avis que ceux du président qui lui pour sa part estime que cet amendement européen pourrait bien nuire à sa "riposte graduée". Aussi a-t-il décidé d'écrire une lettre au président Barroso de la commission européenne pour lui demander de supprimer purement et simplement le dit amendement. Donc Nicolas Sarkozy demande la suppression d"un texte adopté à 88% par les représentants du peuple européen.

De son coté Albanel, se prépare, et dans une lettre datée du 30 septembre, la ministre propose de changer le statut de l’Hadopi, l'autorité spéciale créée par la loi "Internet et Création". Il s’agit de définir cette entité comme étant dorénavant un "tribunal". Ce qui devrait dissiper le malentendu avec l'amendement européen....

Le Sénat devrait examiner la loi "Internet et Création" le 18 novembre. Nul doute qu'on aura l'occasion de reparler de la conception toute particulière de la justice, de la liberté et de la démocratie du gouvernement Français et du président de la République.

30sept.

Royal Cheese

Ségolène Lvl42Depuis samedi dernier je suis dans le doute. J'ai vu la présentation du concert de Ségolène Royal. J'ai aussi lu pas mal d'articles tous allant à peu près dans le même sens. Personne ne semble convaincu par cette prestation d'un autre monde. Ce n'est ni de la politique, ni un concert de charité, ni même un spectacle au sens convetionnel du terme.
Ségolène dans sa course folle a, semble-t-il, perdu de vue la fonction première de la politique : parler des problèmes du pays et de ses citoyens et proposer des directives pour mener l'ensemble jusqu'au prochain problème. Tout ce qui l'interesse est de devenir chef (du PS? non ça c'est dans le frigo, de l'Etat? surement puisque rien ne pourra l'arrêter d'après elle)
Son discours égo centré n'a fait que rappeler que tout le monde lui en veut (je crois que c'est la situation normale de quelqu'un impliqué comme elle en politique, mais bon) en essayant d'émouvoir les 4000 personnes de l'auditoire pour qu'ils se sentent habités par l'esprit saint et crient en chœur "alleluïah!" avant de s'évanouir touchés par la grâce du Seigneur. erm...

Mais que lui est-il arrivé? Je crois qu'elle à trop joué un à jeu et qu'elle a fini par s'enfermer dans les perceptions d'un monde virtuel, elle a perdu le sens des réalités.

26sept.

Le ver et la pomme

Ce matin je n'avais pas envie de parler politique, y en a marre de toutes ces gesticulations de cour d'école.
Le problème est grave mais simple. Le système s'est emballé car certains ont joué risqué. Ils ont perdu. Tant pis pour eux. C'est le monde de la finance qui est affecté, et cela pourrait bien avoir un impact crucial sur les capacité d'investissement des industries puisque les crédits devraient se tarir.

Heu...oui mais non. Les crédits à risques vont disparaître pour un moment. Mais les emprunts, bien étayé sur des projections solides eux vont continuer. Les banques ne vont pas s'arrêter de prêter de l'argent, elles ne vont plus le fournir à n'importe qui c'est tout. Alors ce sera dur surtout pour les particuliers, qui sont du point du vue d'une banque des n'importe qui. Encore faux. Prenons un exemple pour être bien clair.

Monsieur B, le banquier, dispose d'une somme d'argent, disons 260 000 brouzoufs. Monsieur et Madame J sont un jeune couple qui gagne un peu d'argent chaque mois, disons 4 000 brouzoufs. Ils ont besoin immédiatement de 260 000 brouzoufs pour s'acheter un nid. Ils vont voir Monsieur B qui leur prêtera cette somme à condition que Monsieur et Madame J remboursent 1 300 brouzoufs par mois pendant 25 ans. 25 ans c'est long et il peut arriver n'importe quoi alors, Monsieur B exige aussi que Monsieur et Madame J prennent une assurance vie qui remboursera l'argent en cas de disparition inopinée de l'un ou l'autre. Ainsi Monsieur B prend la couverture d'un assurance, qui peut être une autre banque et qui peut par conséquent dans le contexte actuel être douteuse. Il faut donc une garantie supplémentaire. Disons que Monsieur B ajoute en plus des clauses dans le contrat telles que si Monsieur et Madame J ne rembourse pas l'argent prêté alors Monsieur B sera le propriétaire légal du nid. Pour s'assurer que la mécanique est bien huilée et être certain du résultat Monsieur B engage Maître A, avocat à la cour, qui mettra en oeuvre toutes les démarche nécessaires pour expulser Monsieur et Madame J du nid en cas de défaut de paiement.
Si tout se passe comme on l'espère Monsieur et Madame J seront propriétaire de leur nid dans 25 ans. Ils auront payé à Monsieur B 390 000 brouzoufs, soit un bénéfice substantiel pour Monsieur B. Monsieur B aura aussi à payer Monsieur A mais gageons que cela coute moins de 130 000 brouzoufs surtout que dans ce cas de figure Monsieur A n'a pas eu à intervenir.
Si tout ne se passe pas comme il faut. Alors Monsieur B devra payer Monsieur A une somme substantielle lui permettant de faire valoir son droit contractuel. Monsieur B aura donc perçu pour la somme de 260 000 brouzoufs, plus des frais d'avocat (qu'il ne manquera pas d'imputer à Monsieur et Madame J en justice) un nid d'une valeur de 260 000 brouzoufs l'année de l'achat, plus la plus-value sur le bien immobilier durant toutes les années ou Monsieur et Madame J ont payé leur emprunt. Donc Monsieur B n'a rien perdu, peut être même que là encore il réalise un bénéfice, dépendant de la plus-value immobilière.

L'exemple des banques ne voulant plus prêter au particuliers que l'on voit dans les médias est celui-ci. Or dans le cas de prêt pour acquisition immobilière, le cas de figure présenté ci-dessus, et compte tenu du fait que l'immobilier est une valeur qui ne baisse jamais (sauf évidemment guerre massive ou pandémie réduisant considérablement la population, mais là je crois que les problème de Monsieur B, et bien tout le monde s'en fout) il me semble que ce genre de prêt est le meilleur investissement pour Monsieur B.

Il y a pour Monsieur B des investissements risqués, par exemple prêter cette même somme à l'entreprise E pour qu'elle achète un procédé de mélange chimique dans la fabrication de son lait (un exemple comme un autre n'est ce pas?). Dans la mesure ou Monsieur B ne peut placer une assurance vie sur l'entreprise E et les lois sur les faillites étant ce qu'elle sont les créanciers comme Monsieur B risquent de ne pas revoir leur argent en cas de problème dans l'entreprise E. Alors là oui, je pense que désormais Monsieur B devrait hésiter à prêter à l'entreprise E. C'est pourquoi il va en général pratiquer des taux de crédits plus élevés et plus courts que pour le couple J (se ménageant en cas de succès un bénéfice plus grand et plus rapide) Il est vrai que si l'entreprise E ne peut financer son innovation, Monsieur et Madame J risquent un jour de perdre leur travail et donc de devoir donner leur nid à Monsieur B. Mais est ce que cela ne signifie pas plutôt que l'entreprise E n'est déjà pas assez efficace face à ses concurrents qui eux peuvent se financer par le produit excellent de leur travail? Alors Monsieur et Madame B peuvent sans doute trouver un travail dans ces entreprises concurrentes plus performante.

On a là un phénomène de sélection Darwinien. Les entreprises comme E, ne sont tout simplement pas assez performantes pour un univers impitoyable comme celui-ci. Et alors? La Terre ne s'arrêtera pas de tourner, Monsieur et Madame J auront toujours besoin de leur nid et feront donc ce qui est utile (comme trouver un autre boulot) à la réalisation de leur projet, ainsi va la vie.

Et la politique alors? Puisque j'en parle au début. Et bien j'estime que les politiciens gesticulent dans leur bureau, sans doutes accaparés par des problèmes personnels. Ils veulent sauver les emplois de leurs amis directeurs de banque qui ont bien sûr financé leurs campagnes électorales, etc... Par conséquent ils refusent de nous présenter la vérité qui est certes cruelle mais équilibrée: laissons tomber cette pomme pourrie de l'arbre. L'année prochaine une pomme toute fraîche aura pris sa place et pendant l'automne moult nettoyeurs type vers et insectes auront su recycler la substance de la pomme perdue. Cet hiver il nous faudra peut être manger des vers (moins sucré je vous l'accorde, mais tout aussi énergétique), à moins bien sur que nous n'allions chercher des pommes dans l'arbre d'à coté.

Le plus énervant vraiment c'est ça : ONU: le sommet anti-pauvreté permet de lever 16 milliards de dollars
16 milliards pour sauver les pauvres, à mettre en relation avec les 700 milliards pour sauver les riches.

25sept.

Les sanglots longs ... etc ...

L'automne est arrivée, le soleil s'en va, et le froid arrive. Ces derniers jours même l'actualité était devenue moins pétillante. Il y a quand même deux ou trois choses qui peuvent avoir de l'importance.

La crise financière n'est pas résolue. Malgré la proposition de Bush de payer une partie des dettes incroyables du système bancaire américains et les discours de bonne volonté de Nicolas Sarkozy à l'ONU, rien ne bouge. En effet, les américains, si ils sont peu réputés pour leur conscience politique ne sont pas des idiots pour autant. Et un plan de renflouement de 700 Milliards (oui milliards) de dollars couterait à chaque américain environ 2300 dollars. Soit à peu près toutes leurs économies.

Il s'agit donc pour les citoyens américains de sacrifier leurs économies pour sauver les équilibristes de la hautes finance qui n'ont pas su s'arrêter. Peut être même qu'ils n'ont pas pu s'arrêter parce qu'ils n'ont pas vu ce qui se passait complètement. Seulement 31% des américains approuvent ce plan. Les 20% les plus riches des citoyens américains, et sans doute 10% parmi les autres qui aspirent, sous peu, à faire parti du club des plus riches. Reste 1% de moutons, il en y a toujours.

McCain, candidat à la présidence de Etats-Unis, profite du remous pour appeler une union sacré face à la crise qui menace d'effondrer totalement l'économie américaine. Excellente manœuvre, dans la mesure où le lourd silence de ses idées en matière d'économie lui a fait perdre beaucoup de points dans les sondages. Voila qu'il crée une occasion de museler son adversaire, Obama, tout en prenant la chance de récolter des lauriers en cas de résolution de la crise.

Mais, n'y a-t-il pas d'autres voies? A priori c'est dans des moments comme celui-ci qu'on apprécierait qu'un leader de gauche, ou d'extrême gauche plutôt, connu pour sa faible opinion du système du grand capital, vienne à la tribune nous expliquer qu'il existe d'autres chemins pour la prospérité. Point d'avis exprimé. Tout au plus une petite présence à une manifestation contre l'ouverture du capital de la Poste...
Donc eux non plus n'ont rien à proposer.

Pendant ce temps Nicolas Sarkozy a demandé un rapport sur la France de 2025. Le but étant probablement d'essayer de savoir ce qu'il faut faire pour guider efficacement le pays dans l'économie de l'information, et essayer de garder sa place au G8. Je suis assez satisfait que les recherches de Nicolas aillent plus loin que son mandat (a moins bien sûr que ces recherches ne soient que pour savoir où il doit investir ses 140% d'augmentation pour s'assurer une retraite en Yacht)

17sept.

Royal Chicken

Ségolène Royal à annoncé qu'elle ne faisait plus de sa candidature au poste de première secrétaire du PS un "préalable" (à la candidature à l'élection présidentielle). En effet face aux sondages en faveur de Bertrand Delanoë, les chances de madame s'amenuisent. Étant établi que le PS veut se rassembler le premier secrétaire à venir serait alors tout indiqué pour porter le drapeau du PS jusqu'a 2012. Seulement, voila en cas d'échec à l'élection au poste de premier secrétaire cela fermera en partie la porte à l'investiture présidentielle du PS. Et cela, une femme ambitieuse comme madame Royal ne peut pas réellement l'envisager. Alors elle préfère changer la règle non écrite, pourtant acceptée par tous depuis plusieurs mois, prétextant que le débat se dégrade à cause de la lutte pour l'objectif présidentiel.

Tout ceci ne sert pas le parti socialiste, pour le moment. Mais gageons que de ces luttes internes se dégagera un vainqueur à la majorité franche qui pourra alors parler au nom du PS et avoir une chance de gagner d'importantes élections. Je crois que c'est ce que souhaite les militants du PS, et c'est sans aucun doute, la meilleur et probablement la seule carte à jouer dans l'état actuel du PS. Les électeurs, tout comme les candidats sur le devant de la scène en ce moment, ont tous compris que le rôle essentiel d'un parti aujourd'hui est de promouvoir un candidat à l'élection présidentielle.

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